Des chercheurs ont réussi à reprogrammer des cellules cérébrales pour produire de la dopamine, substance essentielle dont manquent les patients parkinsoniens.
Dans la maladie de Parkinson, les neurones producteurs de dopamine disparaissent progressivement. Une équipe internationale a reprogrammé des astrocytes – des cellules gliales du cerveau – pour qu'elles synthétisent cette molécule. Pour cela, des souris modèles de Parkinson ont été injectées avec des virus modifiés génétiquement, transportant des gènes spécifiques. Ces virus ont infecté les astrocytes, intégrant les gènes dans leur ADN. Résultat : ces cellules ont commencé à produire de la dopamine. Cinq semaines après, les symptômes parkinsoniens ont diminué chez les souris traitées, comparées à un groupe témoin non injecté. Les scientifiques concluent que reprogrammer des cellules cérébrales saines est une piste viable pour compenser le déficit dopaminergique.
Ces découvertes sont encourageantes : elles démontrent la faisabilité de recycler des astrocytes existants pour remplacer les neurones dopaminergiques perdus. Cependant, il s'agit d'expérimentations sur des souris. Le transfert à l'humain reste un défi majeur. Des études supplémentaires sont nécessaires pour évaluer la sécurité des modifications génétiques chez l'homme, via des tests in vitro et sur d'autres modèles animaux, avant tout essai clinique.
Sur des modèles murins de Parkinson, des chercheurs ont reprogrammé des astrocytes pour produire de la dopamine, clé de cette pathologie neurodégénérative. Une avancée prometteuse, mais le chemin vers un traitement humain est encore long.