En dissociant l'oxygène gazeux en atomes d'oxygène non liés, appelés radicaux libres d'oxygène, les chercheurs disposent d'une arme innovante contre les bactéries multirésistantes.
Ces radicaux d'oxygène, bien connus des chimistes pour leur réactivité extrême, cherchent activement un partenaire pour reformer l'oxygène moléculaire. Ils peuvent ainsi décomposer des molécules entières, causant des dommages microscopiques aux tissus.
Pourquoi ne pas utiliser cette propriété dans la lutte contre les superbactéries, ces souches résistantes à plusieurs antibiotiques responsables d'infections graves, voire mortelles ? Depuis des années, les médecins activent des photosensibilisateurs près des bactéries via irradiation lumineuse. Ces molécules décomposent l'oxygène local en radicaux destructeurs des bactéries.

Jusqu'à présent, le défi résidait dans le positionnement précis de ces photosensibilisateurs, souvent hydrophobes et difficiles à utiliser en milieu aqueux où prolifèrent les bactéries. Des scientifiques américains ont résolu ce problème en greffant des nanoparticules métalliques sur ces molécules. Elles deviennent hydrophiles et génèrent bien plus de radicaux d'oxygène.
Les chercheurs prévoient d'intégrer ces molécules améliorées dans un gel facile à appliquer sur surfaces ou tissus humains. Des tests montrent que les radicaux produits épargnent les cellules cutanées, se concentrant principalement autour des bactéries.