Les scientifiques exploitent les bactéries E. coli pour identifier les protéines cancérigènes.
Les cellules cancéreuses se caractérisent par une division et une prolifération incontrôlées, dues à des dommages cellulaires. Outre des facteurs externes comme le tabac ou les radiations, un excès de « protéines cancérigènes » joue un rôle clé. Grâce aux spores de E. coli, les chercheurs peuvent cartographier ces protéines.
Le cancer résulte de mutations génétiques anormales dans les cellules. Bien que des mutations surviennent constamment et soient souvent réparées, des altérations multiples peuvent entraîner une prolifération infinie et la formation de tumeurs.
Comment ces mutations émergent-elles ? Les oncologues savent que des mutations spontanées, non liées à des cancérigènes externes, proviennent souvent d'une surproduction de protéines spécifiques. Identifier ces protéines et leur nocivité reste cependant complexe et peu étudié.
Des chercheurs américains adoptent une approche innovante en utilisant des bactéries E. coli, organismes unicellulaires dont l'ADN est facile à manipuler pour visualiser gènes et protéines.
Une bactérie E. coli possède environ 4 000 gènes (contre 20 000 pour une cellule humaine). Les scientifiques ont testé, pour chaque gène, si la surproduction de sa protéine endommageait l'ADN, identifiant ainsi près de 300 gènes et protéines impliqués.
Prochaine étape : vérifier si ces gènes et protéines causent des dommages à l'ADN dans les cellules humaines.