Les termes « confinement local » reviennent de plus en plus en Belgique et aux Pays-Bas. Anvers, la ville néerlandaise de Hillegom et d'autres zones sont au bord du gouffre. Mais est-ce une bonne idée ? Oui, selon le virologue Marc Van Ranst, expert de renom à la KU Leuven.
Récemment, de plus en plus de personnes descendent dans la rue. Les terrasses sont bondées. Les masques sont portés, mais sans conviction. Et la règle du mètre et demi ? Elle s'amenuise. En bref : la fatigue corona s'installe. Pourtant, les chiffres repartent à la hausse. Faut-il resserrer la vis ?
« Un reconfinement total reste toujours une option », avertit Marc Van Ranst (KU Leuven). « Tout le monde en a souffert, avec d'énormes dégâts économiques. Le gouvernement fera tout pour l'éviter, mais il faudra agir. »
« Un confinement local n'a de sens que si vous identifiez les foyers » Marc Van Ranst
« Le confinement local est plus acceptable. Mais il faut frapper vite. Il n'a de sens que pour des foyers localisés. Si le problème est généralisé, c'est inefficace. Agissons à temps ! »
« On n'a jamais testé précisément un confinement local : durée, ampleur ? Du simple arrêt des terrasses à l'interdiction de sorties. Au Royaume-Uni et en Catalogne, des essais sont en cours. On apprend sur le terrain. »
« Les pays convergent : masques obligatoires, traçage en Horeca. Une politique européenne harmonisée se profile. On s'inspire mutuellement, c'est un bon début. »
Van Ranst conclut : « Ouvrons les yeux à temps. Le confinement local peut éviter le pire, mais seulement si on agit tôt. Les chirurgiens doux font des plaies puantes. »