Au moins 70 % de la population doit être vaccinée contre le COVID-19 pour sortir de la pandémie. L'obligation vaccinale semble une voie rapide, mais la Belgique y renonce pour l'instant. Explications.
Pour enrayer la pandémie de COVID-19, les vaccins représentent notre meilleur espoir, avec un objectif d'au moins 70 % de couverture vaccinale. Pourtant, de nombreux doutes persistent sur leur sécurité. La Belgique choisit de ne pas imposer la vaccination, s'inspirant des leçons de la rougeole, qui a fait l'actualité avant la crise sanitaire.
La flambée de la rougeole en Europe
La rougeole se propage rapidement en Europe : environ 80 000 cas en 2018 dans 53 pays, et déjà 40 000 en avril 2019. Même en Belgique, où la couverture vaccinale dépasse 95 %, des cas importés via les voyages persistent. L'impact est sévère : un tiers des patients hospitalisés pour fièvre élevée ou pneumonie, et un sur 1 000 décède.
Vaccination obligatoire : une mesure adoptée ailleurs
Plusieurs pays occidentaux (France, Italie, Allemagne) ont rendu la vaccination antirougeoleuse obligatoire pour juguler l'épidémie. Trois facteurs clés :
Ces obligations, temporaires, ont boosté la couverture chez les nourrissons, complétées par des campagnes gouvernementales et un site dédié. Cependant, des chercheurs soulignent des risques supplémentaires (1).
Des approches variées
Les modalités diffèrent :
Objections éthiques et pratiques
Avantages indéniables
L'obligation envoie un signal fort du gouvernement en faveur de la vaccination. Son impact à long terme reste à évaluer scientifiquement.
L'obligation vaccinale mérite une réflexion approfondie en raison de ses conséquences imprévisibles. Malgré ses atouts, les risques plaident pour l'incitation volontaire. C'est pourquoi la Belgique privilégie l'encouragement à la vaccination contre le COVID-19.
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