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L'humidité élevée de l'air réduit-elle le risque d'infection au coronavirus ?

D'où vient cette affirmation ?

Les personnes infectées par le SARS-CoV-2 expulsent des gouttelettes virales en toussant ou en éternuant, contaminant ainsi les personnes à proximité.

Les chercheurs ont également détecté le virus dans l'air expiré des infectés, sous forme de micro-gouttelettes ou d'aérosols. Plus légers que les grosses gouttelettes, ces aérosols voyagent plus loin et peuvent contenir des particules virales.

Il reste incertain si ces aérosols transportent suffisamment de virus pour infecter. L'effet de la température et de l'humidité sur leur persistance fait l'objet de débats scientifiques.

Comment interpréter ces données ?

Les virus respiratoires comme le SARS-CoV-2 se transmettent par trois voies principales :

  • Par contact direct :
    • Avec une personne infectée ;
    • Avec une surface contaminée (le virus y reste moins contagieux après un temps).
  • Via des gouttelettes :
    • Gouttelettes de taille variable atteignant une personne proche ;
    • D'où la règle des 1,5 m de distance.
  • Par voie aérienne :
    • Aérosols se propageant dans une pièce et persistant plus longtemps ;
    • Leur rôle dans le Covid-19 est secondaire par rapport aux gouttelettes, mais la ventilation est cruciale.

L'humidité influence la voie aérienne : à haute humidité, l'eau s'agglutine aux aérosols, les alourdissant. Ils tombent plus vite, limitant leur dispersion et le risque d'infection. Cela semble théoriquement plausible, mais le rôle exact des aérosols reste à clarifier.

Des études associent humidité élevée et moindre propagation virale, sans pour autant prouver une causalité exclusive. La réalité est plus nuancée.

Conclusion

Une humidité plus élevée pourrait théoriquement freiner la transmission aérienne du coronavirus, mais des affirmations définitives sont prématurées. Des recherches supplémentaires sur les aérosols sont nécessaires.

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