Les scientifiques des universités de Gand et d'Anvers expliquent pourquoi nous ne galopons pas au quotidien.
Les chevaux, les chiens, certains oiseaux et prosimiens galopent pour se déplacer rapidement. Pourquoi les humains s'en abstiennent-ils ? Des chercheurs en sciences du sport ont analysé l'efficacité du galop humain.
Les humains maîtrisent diverses techniques de locomotion : marche, course, saut, bond, galop... Mais au quotidien, nous nous limitons à la marche ou à la course. Personne ne rattrape un bus en partance au galop, sauf peut-être en descente raide.
Pour trancher, des experts des universités de Gand et d'Anvers ont étudié douze volontaires en galop. Ils ont mesuré la charge musculaire et la consommation d'oxygène, indicateurs clés d'efficacité énergétique.
Les participants galopaient à une vitesse similaire à la course, mais avec des foulées beaucoup plus courtes. Résultat : plus de pas, un effort musculaire accru (surtout aux hanches) et une consommation d'oxygène supérieure. Le galop est donc bien plus fatigant que la course. Cette étude paraîtra bientôt dans le Journal of Experimental Biology. (kv)
Sifakas, prosimiens au galop.
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