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Migraine et céphalées en grappe : l'incompréhension qui isole les patients

En août, l'agence de recherche iVOX a réalisé une enquête en ligne auprès d'un millier de Flamands sur la migraine et les céphalées en grappe. Voici quelques résultats clés.

La majorité des répondants connaissent une personne touchée par la migraine ou les céphalées en grappe.

43 % n'en souffrent pas personnellement, mais connaissent quelqu'un qui en est atteint. Pour les céphalées en grappe, ce chiffre s'élève à 14 %.

15 % des interrogés ont eux-mêmes des migraines, et 3 % des céphalées en grappe. Près d'un cinquième souffre au moins une fois par semaine, la moitié une ou quelques fois par mois, et un tiers quelques fois par an.

Les patients font face à une incompréhension fréquente, générant culpabilité et honte.

Trois patients sur quatre estiment que les autres ne comprennent pas ce que représente une migraine ou une céphalée en grappe. 63 % pensent que leurs limites ne sont pas appréciées, 41 % que leurs proches les trouvent ennuyeux lorsqu'ils en parlent, et 39 % qu'on les voit comme mesquins ou faibles. Plus de la moitié se sentent coupables quand leurs symptômes impactent les autres, un tiers en ont honte, 30 % ont des pensées dépressives à ce sujet. Un quart ment parfois sur le motif d'annulation d'un rendez-vous plutôt que d'avouer leurs maux.

Les connaissances des non-patients sur la migraine restent limitées.

69 % des non-patients attribuent le stress comme cause principale des migraines, et 41 % voient la détente comme le meilleur remède. 74 % ignorent que les crises durent en moyenne 1 à 3 jours (34 % croient à un maximum de 3 heures). 35 % estiment que les patients exagèrent un simple mal de tête en le qualifiant de migraine.

Lire aussi : "La migraine est plus qu'un simple mal de tête"

La migraine reste une maladie méconnue et sous-estimée. Même certains médecins manquent de détails, entraînant erreurs de diagnostic, traitements inadaptés ou chirurgies inutiles. « Il faut identifier vos déclencheurs personnels », conseille la neurologue Anneke Govaerts.

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