Une joie de vivre illimitée, au travail comme dans les loisirs, profite à notre espèce humaine.

Le professeur de biologie Lonnie Aarssen, de l'Université Queen's à Kingston (Ontario, Canada), s'est penché sur le credo "work hard, play hard". Cette expression, attestée dès 1827, est populaire chez les personnes dynamiques et performantes, mais n'avait jamais fait l'objet d'une étude scientifique approfondie.
Aarssen a interrogé 1 400 étudiants de son université sur l'importance accordée au succès professionnel, aux loisirs, à la religion, à la parentalité et à la vie de famille. Les résultats révèlent des corrélations fortes, notamment entre ambition professionnelle et passion pour les loisirs.
Selon l'étude, trois profils émergent. Le premier est apathique vis-à-vis du travail et des loisirs, et montre peu d'intérêt pour la parentalité ou la religion active (contexte canadien universitaire à noter).
Le deuxième accorde peu d'importance au travail et aux loisirs, mais priorise famille, enfants et foi.
Le troisième – les "fonceurs" selon Aarssen – minimise religion et famille, mais excelle dans le travail acharné et les loisirs intenses.
Du point de vue évolutif, explique le biologiste, ces activités distraient de notre mortalité inéluctable, favorisant une joie de vivre propice au succès adaptatif.