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Jeux vidéo violents : les effets négatifs s'estompent rapidement, selon une étude allemande

Les garçons qui jouent à des jeux agressifs pendant plusieurs jours ne deviennent pas violents pour autant.

Jeux vidéo violents : les effets négatifs s estompent rapidement, selon une étude allemande
Les scientifiques n'ont trouvé aucune différence d'empathie ou de propension à l'agression entre joueurs et non-joueurs.

Les craintes sur l'impact des jeux vidéo joués pendant des heures, voire des jours, existent depuis les débuts de ces divertissements. L'exposition prolongée à la violence virtuelle rendrait émotionnellement insensible et baisserait les inhibitions à l'agressivité dans la vie réelle, affirment souvent les générations analogiques et les non-joueurs. De nombreuses études ont effectivement montré un effet à très court terme des jeux violents sur l'empathie et les comportements agressifs.

Cependant, la plupart de ces recherches se limitent aux conséquences immédiates, jusqu'à quelques heures après la partie. Les effets à long terme, bien plus pertinents, ont été peu explorés en raison de leur complexité.

Des chercheurs allemands ont comblé cette lacune en étudiant l'empathie chez des garçons et jeunes hommes – peu de filles participent à ces jeux – jouant au moins deux heures par jour à des FPS comme Call of Duty ou Counter-Strike pendant quatre ans. Pour éliminer les effets à court terme, les participants ont été privés d'écrans la veille des tests.

Jeux et non-joueurs (groupe témoin) ont rempli un questionnaire psychologique et passé une IRMf. On leur a présenté des images émouvantes, comme des victimes de guerre.

Les résultats sont sans équivoque : aucune différence d'empathie ou d'agressivité n'a été observée, ni dans les questionnaires ni dans les scans cérébraux. Les jeux violents n'ont donc d'impact durable que très limité.


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