Des étudiants en médecine danois viennent de mettre en lumière la cause des maux de tête intenses survenant pendant ou peu après un vol en avion.

Il est encore trop tôt pour un remède, mais leurs recherches expliquent pourquoi les médicaments antimigraineux sont efficaces contre ces maux de tête chez certaines personnes.
Un passager sur douze est concerné : pendant ou juste après le vol, un mal de tête fulgurant survient en raison des changements de pression en cabine. Jusqu'ici, le mécanisme exact restait méconnu.
Ces étudiants, accompagnés de leur superviseur, ont conduit une expérience innovante. Ils ont placé des volontaires dans une chambre de décompression simulant les variations de pression d'un vol, et prélevé des échantillons de salive à différents moments pour analyse.
Chez les participants rapportant des maux de tête lors de la simulation, les analyses ont révélé une hausse du cortisol (hormone du stress) et de la prostaglandine E2 (PGE2), un relaxant musculaire naturel. Selon les chercheurs, la PGE2 est produite par des lésions tissulaires et une inflammation dans les sinus, provoquant une dilatation des vaisseaux sanguins cérébraux et, par conséquent, des maux de tête.
Les niveaux élevés de cortisol s'expliquent par le stress fréquent en avion, aggravant le cercle vicieux des céphalées.
Bien qu'un traitement définitif soit prématuré, ces découvertes éclairent l'efficacité des antimigraineux, qui inhibent la dilatation vasculaire cérébrale.
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