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Un scanner cérébral prédit la viralité des articles de presse : étude IRMf de l'Université de Pennsylvanie

L'activité dans les régions cérébrales liées à la réflexion sur soi et sur les autres anticipe quels articles deviendront viraux auprès d'un large public de lecteurs.

Un scanner cérébral prédit la viralité des articles de presse : étude IRMf de l Université de Pennsylvanie
Grâce à l'activité dans certaines zones cérébrales, les scientifiques prédisent si un article deviendra viral ou non.

Des chercheurs de l'Université de Pennsylvanie ont analysé l'activité cérébrale lors de la décision de lire et partager un article. Leur étude montre que cette activité prédit la propagation virale sur Internet. Quatre-vingts participants ont lu les titres et introductions de 80 articles du New York Times – tous sur la nutrition, la santé ou le sport, avec un nombre de mots identique – sous un scanner IRMf.

Les sujets ont indiqué leur propension à lire et partager ces articles, révélant les régions cérébrales impliquées. Les zones de réflexion sur soi, comme le cortex préfrontal médial (MPFC) et le gyrus cingulaire, étaient particulièrement actives.

Les aires de mentalisation – empathie envers les pensées d'autrui – l'étaient aussi : jonction temporo-pariétale et sillon temporal supérieur droit. Enfin, les zones d'évaluation positive, telles que le striatum ventral et le cortex préfrontal ventromédial, s'activaient.

Cette combinaison forme un signal inconscient valorisant l'article, prédisant sa viralité chez l'ensemble des lecteurs du New York Times.

Ces zones s'activent car nous privilégions les informations personnellement pertinentes, liées à nos expériences. Nous partageons pour paraître intelligents, empathiques ou renforcer nos liens sociaux.

Bien que les participants (18-24 ans, étudiants philadelphiens) ne représentent pas tous les lecteurs, les scans ont prédit la popularité globale. Malgré des motivations variées, les processus de réflexion sur soi et les autres convergent.

Les chercheurs ont écarté l'influence de la charge émotionnelle ou de la controverse. Christin Scholz, auteure principale, souligne : « Ce sont les scanners cérébraux, non les propriétés des articles, qui prédisent ce qui motive un large public à lire et partager. »

« Comprendre la viralité permettra de mieux diffuser des infos cruciales, comme sur la santé », ajoute-t-elle. Étude publiée dans Psychological Science.


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