Les mots évoquant la mort activent des régions cérébrales distinctes chez les personnes présentant des pensées suicidaires.
« Avec une précision de 91 %, l'ordinateur a prédit quels sujets avaient des pensées suicidaires et lesquels n'en avaient pas. »
« Le nombre de suicides en Flandre est 1,5 fois supérieur à la moyenne européenne. »
Des psychologues américains de l'Université de Pittsburgh, dirigés par le professeur David Brent, ont étudié deux groupes de 17 participants : l'un avec des pensées suicidaires, l'autre sans. Ils leur ont présenté 20 mots liés à la mort, dont la moitié positifs (ex. : « insouciant ») et l'autre négatifs (ex. : « problèmes »).
Pendant que les participants réfléchissaient à ces mots, des scanners cérébraux (IRM fonctionnelle) ont été réalisés. L'analyse des six mots générant les plus grandes différences entre les groupes a été confiée à un algorithme d'apprentissage automatique.
Avec une précision de 91 %, l'IA a identifié les participants ayant des pensées suicidaires et a même repéré les neuf qui avaient déjà tenté de se suicider.
« Ceux qui pensent au suicide ressentent des émotions différentes face à certains mots. Le concept de "mort" provoque plus de honte et de tristesse chez eux », explique le Pr David Brent, expert en psychiatrie. « Ces résultats doivent être validés sur un plus grand échantillon. À terme, cela pourrait aider les cliniciens à détecter, surveiller et traiter les patients à risque. »
Évaluer le risque suicidaire reste complexe, pourtant le suicide est une cause majeure de mortalité chez les jeunes. En Flandre, le taux est 1,5 fois supérieur à la moyenne européenne.
En cas de détresse suicidaire en Belgique : appelez le 1813 (gratuit) ou visitez www.zelfmoord1813.be.
Aux Pays-Bas : ligne 113 Suicideprévention au 0900-0113 ou 113.nl.