« Pensez différemment ». Plus facile à dire qu’à faire. La stimulation cérébrale non invasive semble efficace pour stimuler la créativité. Mais elle a ses limites.
Le cortex préfrontal dorsolatéral (DLPFC) joue un rôle clé dans la pensée logique quotidienne et le raisonnement. En inhibant son activité via des électrodes, des neuroscientifiques britanniques ont observé une pensée plus créative chez les participants.
Ces derniers se sont montrés plus flexibles et « out-of-the-box », excellant notamment aux énigmes de correspondance. Ces puzzles consistent à déplacer une ou plusieurs allumettes pour corriger une équation mathématique, nécessitant une remise en question des règles arithmétiques habituelles.
Soixante volontaires ont participé à l’étude. Chez certains, des électrodes frontales ont inhibé le DLPFC par stimulation transcrânienne à courant direct (tDCS) non invasive. L’intensité, faible, exclut tout risque de lésion cérébrale, tout en favorisant la créativité.
Toutefois, le DLPFC reste essentiel. Sur des tâches exigeant une forte mémoire de travail, les participants stimulés ont sous-performé. Les chercheurs soulignent que cette technologie simple – déjà commercialisée par certaines entreprises – ne booste pas toutes les fonctions cognitives.
[]