Liesbeth Gijsel, rédactrice en chef de Eos Psyche&Brain, explique le pouvoir thérapeutique d'une promenade l'après-midi.
Je ne peux difficilement la manquer, ma promenade quotidienne dans le parc avec des collègues. Pendant la pause déjeuner, nous profitons de vingt minutes d'air frais pour discuter de tout et de rien, ou de ce qui nous traverse l'esprit. Cela semble évident, mais pour moi, c'est véritablement thérapeutique.
La science confirme cette intuition. Cette promenade après-midi réunit trois mesures scientifiquement prouvées contre le stress : le mouvement oxygène le cerveau, améliorant l'attention, l'organisation et la planification en interrompant la position assise prolongée. De plus, un exercice modéré soulage les symptômes de dépression et d'anxiété.
La vue sur la verdure ajoute un bénéfice supplémentaire. Des études montrent que marcher en nature améliore les performances cognitives aux tests, comparé à une déambulation urbaine. Une recherche britannique avec un scanner cérébral mobile le confirme : entrer dans un parc calme l'esprit, dissipe les frustrations et recentre l'attention.
Enfin, la dimension sociale joue un rôle clé. Confier ses soucis à un ami ou collègue agit comme un bouclier contre l'escalade du stress. Les personnes ayant des amitiés solides présentent moins d'hormones de stress sanguines – un phénomène observé même chez les primates.
La gestion du stress dépend donc en partie de nos choix. Dans ce numéro, nous proposons des conseils pour éviter le burn-out. Bien sûr, ils n'exonèrent pas les employeurs de leurs responsabilités : faut-il vraiment consulter les e-mails en congés ? Y a-t-il surcharge pour ce collègue qui dit toujours « oui » ? Anticiper et agir préventivement profite à tous.
Le burn-out atteint des proportions épidémiques. Surveiller sa charge de travail – ou celle de son équipe – et adopter des mesures simples, comme une pause promenade, peut prévenir bien des maux.