Une variante spécifique d'un gène altère le fonctionnement cérébral.

Des scientifiques français ont analysé des scanners cérébraux et des profils génétiques de patients schizophrènes, bipolaires et d'un groupe témoin en bonne santé. Ils ont également étudié des tissus cérébraux post-mortem de personnes atteintes de schizophrénie. Leurs travaux révèlent qu'un gène régulant la transmission des signaux entre les neurones est impliqué dans les deux troubles.
Cette variante génétique accroît la production de la protéine SNAP25 dans le cerveau, perturbant le traitement de l'information dans les zones régulatrices des émotions. Les patients porteurs présentent notamment une amygdale plus volumineuse, région associée à la peur et à l'agressivité. Ce gène semble également lié à des troubles de la concentration et à l'hyperactivité.