Les personnes dépendantes peinent à se défaire de leur addiction en raison d'un trouble de l'apprentissage : elles ont du mal à anticiper les récompenses.

Pourquoi les toxicomanes persistent-ils dans la drogue et les joueurs dans leurs paris ? Des chercheurs de l'Université Radboud de Nimègue et du Radboudumc ont analysé 25 études sur la sensibilité aux récompenses chez les dépendants à l'alcool, à la nicotine, à la cocaïne et au jeu.
L'examen des images cérébrales de 643 personnes dépendantes et 609 témoins révèle une différence majeure : activité cérébrale altérée dans l'anticipation et la réception des récompenses.
Les IRM montrent que les dépendants réagissent moins aux signaux prédictifs de récompenses monétaires, avec une activité réduite dans le striatum – signe d'une attente faible. À l'inverse, lors de la réception, leur striatum s'active plus fortement, indiquant une surprise face à la récompense.
La perturbation de leurs processus de récompense empêche les dépendants d'apprendre quand s'attendre à une récompense.
Les mécanismes de récompense sont essentiels à l'apprentissage comportemental. Leur dysfonctionnement explique pourquoi les dépendants persistent dans leurs comportements addictifs.
Les chercheurs explorent désormais des interventions, comme des thérapies psychologiques ou des médicaments, pour restaurer ces processus d'apprentissage.
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