Des rats, utilisés comme modèles des soldats victimes d'explosions, présentent moins d'anxiété grâce à un nouveau médicament.

Les explosions, courantes en Irak et en Afghanistan via des engins improvisés, provoquent souvent des commotions cérébrales dues à une surpression atmosphérique. Outre ces lésions, les soldats souffrent fréquemment de dépression et de trouble de stress post-traumatique (TSPT).
Des chercheurs de la Society for Neuroscience, réunis à Washington, ont simulé une explosion sur des rats, induisant un comportement craintif typique du TSPT. La peur est mesurée via un labyrinthe : plus l'animal explore peu et se cache, plus il est anxieux.
Dix jours après l'événement, certains rats ont reçu le médicament BCI-838, tandis que d'autres restaient non traités. Onze à dix-sept semaines plus tard, les rats traités montraient une anxiété nettement réduite. Ce composé cible les récepteurs du glutamate, essentiels à l'apprentissage et à la mémoire, et favorise la création de nouvelles cellules dans l'hippocampe, impliqué dans ces processus.
Le TSPT est généralement traité par thérapie, parfois associée à des antidépresseurs. Ces résultats ouvrent des perspectives thérapeutiques novatrices. Les scientifiques testent actuellement ces médicaments chez l'humain contre la dépression et les idées suicidaires.
Les découvertes sont publiées dans la revue eNeuro.
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