L'Institut royal des Sciences naturelles de Belgique (IRSNB) dirige une équipe de recherche visant à cartographier l'origine des restes humains conservés dans les collections muséales belges. L'étude examine également les conditions et procédures pour restituer ces restes à des proches, institutions ou pays d'origine.
De nombreux musées belges, universités, institutions et particuliers détiennent des restes humains provenant du monde entier et de diverses époques, incluant des crânes collectés à l'époque coloniale, ainsi que des découvertes archéologiques ou collections privées.
Le projet HOME (Human Remains Origin(s) Multidisciplinary Evaluation) ambitionne d'établir un inventaire exhaustif de ces restes, en se focalisant sur ceux acquis hors Belgique. Les chercheurs identifient les individus, retracent les circonstances de collecte, tandis que des experts juridiques analysent les voies de restitution et les exigences légales.
"Restituer des restes humains à des proches, institutions ou États est un processus complexe", explique Tara Chapman, anthropologue et coordinatrice scientifique du projet. "Plusieurs parties peuvent revendiquer les mêmes restes avec des visions divergentes. À ce jour, la Belgique n'a jamais rapatrié de tels restes, rendant un cadre juridique clair essentiel."
Les chercheurs invitent toutes les institutions et particuliers détenant des restes humains à les contacter et à compléter un questionnaire. Les résultats seront publiés, avec possibilité de confidentialité pour les données personnelles sur demande.
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