De nombreux cas de handicap intellectuel sévère restent sans diagnostic précis. Le séquençage pangénomique apporte des réponses essentielles et un réconfort aux familles.

De nombreux diagnostics de handicap intellectuel passent inaperçus. Une analyse ADN complète change la donne.
Cinq bébés sur 1 000 naissent avec un handicap intellectuel sévère. Les causes sont souvent génétiques, mais de nombreux gènes impliqués restent inconnus. Les méthodes actuelles, comme les analyses de micropuces et le séquençage de l'exome, ne permettent pas toujours d'identifier la cause chez tous les patients.
C'est pourquoi Joris Veltman, de l'Université Radboud à Nimègue, et ses collègues ont réalisé un séquençage pangénomique chez 50 personnes présentant un handicap intellectuel sévère, ainsi que chez leurs parents en bonne santé. Ces patients avaient déjà subi les tests standards sans résultat concluant. L'étude a révélé 92 nouveaux marqueurs génétiques – variations de séquence (SNV) et structurelles (CNV) – liés au handicap intellectuel, menant à un diagnostic chez 42 % des cas.
Les résultats soulignent l'importance des nouvelles mutations de novo, responsables de 60 % des cas, contre seulement 2 % pour les formes héréditaires. Pour les 40 % restants, la cause demeure inconnue. Cette recherche a été publiée dans Nature en 2020 (lg).
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