Les manuels scolaires affirment que l'ADN mitochondrial est transmis uniquement par la mère à l'enfant. Cette idée mérite d'être nuancée.
Les mitochondries, véritables centrales énergétiques des cellules, possèdent leur propre ADN, distinct de celui du noyau. Les biologistes cellulaires estiment qu'elles proviennent d'anciennes bactéries intégrées par les premiers eucaryotes, ancêtres des formes de vie complexes.
Traditionnellement, cet ADN mitochondrial est héritée exclusivement via la lignée maternelle, contrairement à l'ADN nucléaire issu des deux parents.
Cependant, des chercheurs américains ont identifié des traces d'héritage paternel d'ADN mitochondrial chez 17 individus issus de trois familles sans lien de parenté. Cette observation, publiée dans une étude scientifique rigoureuse, remet en question les paradigmes établis.
Les mitochondries des spermatozoïdes se trouvent dans la queue, généralement éliminée lors de la fécondation. Cette découverte suggère que, dans de rares cas, des fragments de cette queue pénètrent dans l'ovule, permettant une transmission paternelle exceptionnelle.