En 2016, les réacteurs Doel 3 et Tihange 2 ont défrayé la chronique en raison de fissures microscopiques détectées dans leurs cuves, causées par une fragilisation par l'hydrogène. Des chercheurs internationaux viennent de proposer une solution innovante.

La fragilisation par l'hydrogène est un défi bien connu dans l'industrie de l'acier. Lors de la fabrication, des atomes d'hydrogène pénètrent dans les microfissures du matériau, altérant sa conductivité et surtout sa résistance mécanique.
Une équipe d'ingénieurs internationaux publie dans la revue Science une méthode pour surveiller et limiter la diffusion de l'hydrogène dans l'acier liquide. Ils intègrent de minuscules « pièges » à base de composés carbonés qui capturent l'hydrogène et freinent sa propagation.
Jusqu'ici, observer les atomes d'hydrogène en temps réel posait problème. Les chercheurs ont utilisé du deutérium (hydrogène lourd), qui migre plus lentement, facilitant les mesures. Ils ont aussi montré que ces pièges carbonés lient l'hydrogène en surface, augmentant ainsi leur efficacité globale.