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Pourquoi les robots les plus performants ne ressemblent pas aux humains

L'humanité, par une forme de vanité, conçoit souvent des robots humanoïdes. Pourtant, notre biologie n'est pas un modèle d'efficacité pour la robotique moderne.

Nous aspirons à créer une intelligence artificielle à notre image, à l'instar d'un acte divin. Mais cette approche échoue. Interrogez quiconque sur les robots : Terminator, Cyberman ou C-3PO de Star Wars viendront à l'esprit. Oubliez-vous le Tesla Model X, la sonde Cassini ou le drone DJI Inspire 2 ? Ces robots performants défient les clichés des films de science-fiction. Les robots de demain ne seront pas bipèdes comme nous ; ils surpasseront notre inefficacité.

Notre vision des robots est façonnée par la culture populaire. Le terme "robot" apparaît en 1920 dans la pièce R.U.R. de Karel Čapek. Depuis, notre narcissisme l'associe aux humanoïdes et androïdes.

Nous nous voyons comme les maîtres de la planète, imposant notre forme aux robots. Or, nous ne volons pas, nageons mal, survivons mal dans le vide et préférons la voiture pour un kilomètre. La bipédie exige un cerveau puissant et des années d'apprentissage. Les IA actuelles peinent à rivaliser. Après un siècle de progrès, les androïdes les plus avancés trébuchent pour ouvrir une porte.

Un avion est-il un robot ?

Quel est l'avenir des robots ? Tout dépend de la définition. Généralement, un robot perçoit son environnement et y agit avec une faible intervention humaine, via automatisation ou autonomie.

Imaginons un robot roulant sur quatre roues d'un point A à B, guidé par une carte. Élargissons-le pour y asseoir un passager : voilà une voiture autonome. Quelle différence ?

En vol, les pilotes saisissent les commandes pour activer le pilote automatique. L'avion est un robot supervisé par des humains en cas d'urgence, tout comme une voiture autonome.

Avions, trains, voitures… tous robots

Les robots transforment les transports : avions automatisés, voitures autonomes, drones aériens et sous-marins, bientôt trains et tramways. Nous les renommons, réservant "robot" aux humanoïdes.

Adaptons la technologie à l'environnement. Pourquoi des mains quand des outils intégrés suffisent ? Pourquoi deux pattes quand quatre, six ou chenilles assurent stabilité ?

Dans un lointain futur, des androïdes arpenteront nos rues. À court terme, ils conduiront, voleront, nageront – ou marcheront sur plus de pattes.

Traduction : Silke Hendriks

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