Les tatous sont des mammifères uniques, souvent comparés à un mélange de putois et de dinosaure blindé. Courants en Amérique du Nord, centrale et du Sud, ils suscitent une curiosité légitime. Découvrez 10 faits captivants sur leurs caractéristiques et habitudes.

Le tatou à neuf bandes (Dasypus novemcinctus) est le plus connu, mais 21 espèces existent, aux formes et tailles variées. Parmi les plus insolites : le tatou velu hurlant, le grand tatou à long nez, le tatou à queue nue du sud, le tatou de fée rose (taille d'un écureuil) et le tatou géant (jusqu'à 54 kg). Tous partagent un blindage osseux sur tête, dos et queue, d'où leur nom espagnol « petits blindés ».

Originaires d'Amérique du Sud il y a des millions d'années, ils se sont étendus lors du Grand échange américain, il y a 3 millions d'années. Aujourd'hui, la plupart vivent en Amérique centrale ou du Sud, sauf le tatou à neuf bandes, présent jusqu'au Texas, en Floride et au Missouri.

Contrairement aux cornes des rhinocéros ou aux ongles humains, les plaques sont des ostéodermes solides poussant des vertèbres. De 3 à 9 bandes selon l'espèce. Seul le tatou à trois bandes se recroqueville en boule. Les autres fuient ou sautent (jusqu'à 1 m pour le tatou à neuf bandes).

Comme l'Ankylosaurus ou le pangolin, leur blindage protège des prédateurs. Ils déterrent fourmis, termites, vers et larves. Prédatés par coyotes, couguars ou oiseaux de proie, les tatous à neuf bandes sont souvent tués par les humains (chasse ou accidents routiers).

Classés dans les xénarthres (avec paresseux et fourmiliers), ils ont des articulations vertébrales supplémentaires, des hanches uniques, une température corporelle basse et des testicules internes chez les mâles. Pangolins et orédontes sont non apparentés (évolution convergente).

Leur odorat détecte les proies à 15 cm sous terre ; la vue est faible. Ils creusent avec leurs griffes avant, causant des trous gênants. Certains retiennent leur souffle jusqu'à 6 minutes.

L'œuf se divise en quatre embryons identiques, un exploit courant chez eux (rare chez l'humain). Cela pourrait limiter la consanguinité ou être une particularité génétique fixée.

Leur métabolisme lent et température basse les rendent sensibles à Mycobacterium leprae, idéaux pour la recherche. La lèpre, absente avant les Européens, s'est probablement transmise des humains aux tatous.

Durant le Pléistocène, Glyptodon (3 m, 1 tonne, herbivore) dominait avec Megatherium. Chassé par les premiers humains, sa carapace servait d'abri.

Instrument andin post-conquête, le charango utilisait souvent des carapaces de tatous pour la caisse (restriction du bois ?). Aujourd'hui, le bois prédomine.