Non seulement nos intestins regorgent de bactéries, mais la biodiversité microbienne est également énorme dans le sous-sol peu profond.
« Pas moins de 8 000 familles bactériennes différentes ont été identifiées »
Lorsqu'on évoque un cactus sauvage, on imagine un désert ; un palmier évoque les tropiques, et les prairies couvrent de vastes étendues planétaires. Le type de sol, combiné aux conditions climatiques, détermine généralement la végétation qui y prospère. Pourtant, les sols se distinguent aussi par leurs micro-organismes — la recherche sur ce « microbiome du sol » ne fait que débuter.
Les biologistes explorent les sols depuis longtemps à la recherche de bactéries, notamment pour de nouveaux antibiotiques. Cependant, ces études étaient fragmentées, chaque chercheur utilisant ses propres méthodes. Des biologistes britanniques et néerlandais ont donc collaboré pour dresser un aperçu préliminaire, mais global, des microbiomes des sols mondiaux.
Dans cette étude coordonnée, des échantillons de sol de 21 pays ont été analysés — au total, 1 900 échantillons. Les résultats révèlent une biodiversité exceptionnelle, comparable à celle de la flore intestinale humaine et animale : pas moins de 8 000 familles bactériennes différentes ont été identifiées.
Certaines familles bactériennes sont communes à divers sols (certaines même dans tous les échantillons). Ainsi, le sol d'un champ herbeux en Flandre partage des bactéries avec une forêt tropicale amazonienne. Néanmoins, chaque type de sol est unique grâce à des espèces exclusives, qui influencent la croissance des plantes, le cycle du carbone ou la diversité fongique.
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