L'atmosphère originelle et primitive de la Terre, formée peu après l'émergence de notre planète, a vraisemblablement été emportée par un intense bombardement de projectiles cosmiques de petite taille.

Des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) parviennent à cette conclusion grâce à des simulations et calculs informatiques avancés.
Autrefois, les scientifiques pensaient que cette atmosphère primordiale avait pu être éjectée lors d'une unique collision avec une protoplanète massive. Cela aurait pourtant entraîné la fusion complète de l'intérieur terrestre, un événement sans preuves claires. Or, une étude récente publiée dans la revue Icarus démontre qu'une multitude d'impacts plus modestes suffit à balayer l'atmosphère primitive.
Il y a environ 4,5 milliards d'années, époque correspondant à la formation de la Lune, la Terre a subi les chocs de nombreux planétésimaux de plusieurs centaines de kilomètres de diamètre. Chaque impact a arraché une portion significative de l'atmosphère, aboutissant potentiellement à sa perte totale.
Les chercheurs estiment que ces corps célestes ont également livré de nouveaux composés volatils, bases d'une atmosphère secondaire à composition distincte. Sur Terre, l'émergence de la vie a ensuite profondément transformé cette enveloppe gazeuse.