Les athlètes de haut niveau performants à l'extérieur sont deux à trois fois plus vulnérables aux maladies.

Les athlètes voyageant pour des compétitions sont deux à trois fois plus susceptibles de tomber malades.
Des chercheurs sud-africains ont analysé 259 joueurs de rugby d'élite participant au Super 14 en 2010, une compétition internationale opposant les 14 meilleures équipes d'Australie, d'Afrique du Sud et de Nouvelle-Zélande sur 16 semaines. Les matchs alternent entre ces pays, impliquant des déplacements couvrant de 2 à 11 fuseaux horaires.
Huit médecins d'équipe ont tenu un journal médical détaillé pour chaque joueur, notant les symptômes et leur lieu d'apparition initiale. Ils ont calculé le risque de maladie par lieu, tenant compte du nombre de joueurs, des jours de match et des incidents rapportés.
L'incidence moyenne est de moins de 21 jours de maladie pour 1 000 jours-joueurs sur l'ensemble de la compétition. À domicile, elle tombe à 15 jours pour 1 000 jours-joueurs, mais grimpe à 32,6 lors de matchs nécessitant plus de cinq fuseaux horaires.
Ce risque accru lié au déplacement ne s'explique pas par le voyage en avion : au retour à la maison après un long vol, il chute à 10,6 jours pour 1 000 jours-joueurs. Les experts pointent plutôt des facteurs environnementaux comme la pollution, la température, les allergènes, l'humidité, l'altitude et l'alimentation. (ks)