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Le mythe du « gros mais sain » : un risque cardiaque accru malgré des marqueurs normaux

Les personnes en surpoids présentant une pression artérielle et un cholestérol normaux courent un risque plus élevé de crise cardiaque.

Le mythe du « gros mais sain » : un risque cardiaque accru malgré des marqueurs normaux

Le surpoids ou l'obésité sont souvent associés à une hypertension, une glycémie anormale et un excès de cholestérol. Pourtant, de nombreuses personnes avec un IMC supérieur à 25 (surpoids selon l'OMS) voire à 30 (obésité) n'ont pas ces indicateurs cliniques. Malgré leur excès de graisse, elles affichent une tension artérielle et un cholestérol normaux, ce qui les fait qualifier de « saines » métaboliquement par certains médecins : « gros mais sain ».

Cette idée est infondée, selon une vaste étude européenne menée par des médecins britanniques. Des milliers de participants de plus de dix pays ont été suivis pendant des années. L'étude a analysé les liens entre obésité et maladies cardiaques, en classant les sujets selon la pression artérielle, le cholestérol, la glycémie et l'IMC. Les personnes répondant à trois critères ou plus de dysfonctionnement étaient « malsaines ». Celles avec un IMC élevé mais d'autres marqueurs normaux étaient « saines » obèses.

« Dans le groupe en surpoids, le risque de maladie cardiaque était presque 30 % plus élevé que chez les participants en bonne santé avec un IMC sain (entre 18,5 et 25). »

L'analyse révèle que ces « sains obèses » ne sont pas épargnés : leur risque de cardiopathie ischémique (où le cœur reçoit trop peu de sang en raison d'artères coronaires obstruées, pouvant mener à une crise cardiaque) est près de 30 % plus élevé que chez les personnes de poids sain et en bonne santé. Chez les « malsains », ce risque est doublé.

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