Des recherches supplémentaires sont urgently nécessaires sur la cigarette électronique.
Les cigarettes électroniques ont été introduites sur le marché comme une aide pour arrêter de fumer les produits du tabac traditionnels. Elles sont présentées comme des alternatives plus saines, car elles ne brûlent rien et ne produisent donc pas de substances toxiques issues de la combustion, comme le goudron. Cependant, aucun test toxicologique ni étude de sécurité à long terme chez l'humain n'a précédé leur commercialisation, contrairement aux exigences pour les traitements et dispositifs médicaux conventionnels.
Leur efficacité pour aider à arrêter la cigarette traditionnelle reste débattue. De même, il n'est pas établi qu'elles soient moins nocives que le tabac classique. Les risques de maladies pulmonaires comme le cancer du poumon ou la BPCO pourraient ne pas être clairs avant des décennies, lorsque le vapotage aura été pratiqué sur le long terme.
Une cigarette électronique chauffe et vaporise un mélange de glycérine, de propylène glycol, de nicotine et d'arômes inhalés directement dans les poumons. Elle émet des carbonyles volatils, des espèces réactives de l'oxygène, des furanes et des métaux comme le nickel, le plomb et le chrome, majoritairement nocifs pour les poumons.
Les cigarettes électroniques sont principalement utilisées par les ex-fumeurs, ce qui complique la recherche
Des scientifiques américains dirigés par Robert Tarran, de l'Université de Caroline du Nord, ont analysé plus de 5 000 études sur le vapotage publiées entre 1980 et juin 2019. Ils ont identifié des preuves d'un risque accru de symptômes respiratoires comme la toux chronique, l'excès de mucus et la bronchite. Le vapotage affecte négativement les cellules pulmonaires, leur physiologie et le système immunitaire. De plus, son usage quasi exclusif par les ex-fumeurs complique les études comparatives.
Selon les chercheurs, sans études toxicologiques ou de sécurité à long terme chez l'humain, il est impossible d'affirmer que les e-cigarettes sont plus saines que le tabac. Ils préconisent une régulation stricte, équivalente à celle des produits pharmaceutiques.