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Symptômes d'un AVC : pourquoi les connaître et comment les reconnaître, par la neuroscientifique Tine D'Aes

En Belgique, 60 personnes sont victimes d'un accident vasculaire cérébral (AVC) chaque jour. Selon Tine D'Aes, neuroscientifique, une sensibilisation accrue aux causes, conséquences et symptômes de cette pathologie est essentielle. À l'occasion de la Journée mondiale de l'AVC, elle explique l'essentiel à savoir.

Le 29 octobre marque la Journée mondiale de l'AVC, dédiée à la prévention et à la reconnaissance de cette urgence médicale. En 2019, plus de 6 millions de personnes dans le monde sont décédées d'un AVC, deuxième cause de mortalité mondiale. C'est aussi une des principales causes d'invalidité chez l'adulte, avec souvent des séquelles durables pour les survivants.

Qu'est-ce qu'un AVC ?

Le cerveau, qui représente seulement 2 % de notre poids corporel, consomme 20 % de nos calories et de l'oxygène transporté par le sang. Incapable de stocker énergie et oxygène, il dépend d'un apport sanguin continu. Un AVC survient lorsque cette irrigation est interrompue : vaisseau bouché (ischémique, 80 % des cas, souvent par caillot) ou rompu (hémorragique, plus rare mais souvent mortelle).

Privées d'oxygène et de nutriments, les cellules cérébrales meurent rapidement, entraînant paralysie, troubles du langage, problèmes cognitifs ou changements comportementaux.

Symptômes d un AVC : pourquoi les connaître et comment les reconnaître, par la neuroscientifique Tine D Aes

Peut-on prévenir un AVC ?

Oui, en grande partie. Facteurs de risque modifiables : hypertension, tabac, alcool, obésité, sédentarité, diabète. Contrôlables comme pour l'infarctus, ils touchent les vaisseaux sanguins. Facteurs non modifiables : âge (risque croissant), génétique, sexe. Une hygiène de vie saine réduit fortement le danger.

Peut-on guérir d'un AVC ?

Les traitements sont limités mais cruciaux. Pour l'AVC ischémique, thrombolyse (dissolution du caillot) ou thrombectomie chirurgicale restaurent le flux sanguin dans une fenêtre thérapeutique étroite (quelques heures). Risques : hémorragie ou lésions secondaires. Souvent, les patients arrivent trop tard. Aucun médicament neuroprotecteur n'est approuvé chez l'humain. Prévention reste primordiale.

Comment reconnaître un AVC ?

Agir vite sauve des vies et limite les séquelles. Utilisez le test FAST : Face (visage asymétrique, bouche tombante), Arm (bras faible, impossible à lever), Speech (troubles de la parole), Time (appelez le 112 immédiatement). Autres signes : cécité un œil, vision double, vertiges, faiblesse jambe.

Symptômes d un AVC : pourquoi les connaître et comment les reconnaître, par la neuroscientifique Tine D Aes

La lutte contre l'AVC exige prévention, recherche et reconnaissance rapide. Sensibilisons-nous pour maximiser l'impact des traitements existants.


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