Si les publications heureuses de vos amis sur Facebook vous rendent parfois jaloux, envisagez une pause d'une semaine : cela pourrait améliorer votre qualité de vie.
Une étude danoise démontre que Facebook peut nuire au bien-être, mais une déconnexion temporaire le restaure rapidement.
Des chercheurs de l'Université de Copenhague ont recruté 1 905 Danois via Facebook pour une expérience(1). Les participants, principalement des femmes (86 %), âgés en moyenne de 34 ans avec environ 350 amis Facebook, passaient en moyenne une heure par jour sur la plateforme.
Ils ont été divisés en deux groupes : l'un s'est abstenu de Facebook pendant une semaine, tandis que le groupe témoin a continué normalement. Avant et après, des questionnaires ont évalué leur bien-être général, leur satisfaction de vie, leurs émotions, ainsi que leur usage de Facebook (envie face aux photos heureuses, publications personnelles, consultation des timelines, etc.).
Les résultats montrent que les participants ayant fait une pause se sentent plus satisfaits et émotionnellement mieux, surtout les utilisateurs intensifs, passifs (peu de publications) et sujets à l'envie en voyant les contenus des amis. Les chercheurs recommandent aux gros utilisateurs de s'accorder des pauses occasionnelles.
Comment interpréter ces résultats ?
Cette étude rigoureuse confirme des recherches antérieures : le flux constant de succès et de bonheurs sur Facebook génère de l'envie, particulièrement chez les observateurs passifs. Cependant, elle présente des limites : durée courte (une semaine), échantillon majoritairement féminin et jeune, auto-déclarations sans vérification de la compliance, et bien-être influencé par d'autres facteurs.
Les chercheurs insistent : Facebook n'est pas intrinsèquement néfaste. Il favorise les contacts avec amis et famille, les discussions et les partages. Toutefois, il ne remplace pas les interactions réelles "en face à face", et les utilisateurs publient surtout des moments positifs, omettant tristesse et échecs.
Conclusion
Pour les utilisateurs intensifs sensibles à l'envie des "images heureuses" des amis, une pause d'une semaine sur Facebook accroît la satisfaction et atténue les émotions négatives.
Références
(1) Tromholt M. The Facebook Experiment: Quitting Facebook Leads to Higher Levels of Well-Being. Cyberpsychology, Behavior, and Social Networking. Publié en ligne le 1er novembre 2016.
(2) www.nhs.uk
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