Le rappel d’un souvenir commence par la perception de l’ensemble avant de se concentrer sur les détails. C’est l’exact inverse du processus de création d’un nouveau souvenir.

Les souvenirs ne sont pas des copies fidèles de nos expériences vécues. Ils sont influencés par nos connaissances préalables et notre vision du monde. Les mécanismes précis de formation des souvenirs restent encore mystérieux.
Des neurologues de l’Université de Birmingham ont apporté un éclairage précieux. Ils se sont basés sur un principe établi : lors de la première perception d’un objet, nous saisissons d’abord les détails (motifs, couleurs), puis l’ensemble.
Les chercheurs ont présenté aux participants divers objets, associés chacun à un mot-clé facilitant le rappel. Après retrait des objets, les sujets devaient les identifier à partir des mots. L’activité cérébrale a été enregistrée via électrodes EEG.
Un algorithme, préalablement entraîné à décoder les patterns cérébraux, a analysé ces données. Cette technique de décodage cérébral a révélé que le rappel commence par le concept global de l’objet, suivi des détails. Un processus inverse de l’encodage initial.
Ces découvertes éclairent la fiabilité des témoignages oculaires et ouvrent la voie à l’étude des souvenirs complexes. Les résultats sont publiés dans Nature Communications en 2020.