Et si les femmes pondaient des œufs au lieu de porter un enfant ? Cela épargnerait bien des angoisses et du stress, estime Liesbeth Gijsel, rédactrice en chef de Eos Psyche&Brain. Le dernier numéro est dédié à la tokophobie, la peur extrême de l'accouchement.
Imaginez un œuf à coquille souple qui ne durcit qu'après la ponte. Le fœtus y grandit paisiblement avant d'attendre le premier craquement annonçant la naissance. Un moment de joie partagé par papa et maman.
Cela réduirait l'anxiété des femmes : une sur sept craint l'accouchement. La tokophobie contribue même à l'essor des césariennes en Occident, offrant un sentiment de contrôle. En parler ouvertement est un premier pas, comme le détaille le dernier Eos Psyche&Brain.
« Une fois que votre bébé est né, vous oubliez toute cette misère », dit le cliché. Ce n'est pas tout à fait exact, mais un peu.
Personnellement, mes trois grossesses et accouchements évoquent des souvenirs mitigés. La première fut marquée par des nausées hospitalisantes et un travail interminable. La seconde par un gynécologue en retard. La troisième s'est compliquée à la dernière minute, avec oxygène et pressing des sages-femmes. Heureusement, tout s'est bien passé. Mais une « expérience unique et heureuse » ? Loin s'en faut ! J'aurais signé pour pondre un œuf aussi simplement qu'une période menstruelle.
Je n'avais pas de tokophobie, et une césarienne me paraît pire : récupération plus longue pour la mère et risques accrus d'infections respiratoires ou intestinales pour le bébé, selon les études.
« Dès que votre bébé sourit, vous oubliez tout », dit-on. C'est partiellement vrai : ce premier sourire fait fondre les cœurs de parents. Un chercheur britannique excentrique explore pourquoi les bébés rient ainsi. Teake Zuidema de Psyche&Brain l'a visité dans son labo ludique. Vos photos de sourires irrésistibles, chers lecteurs, illustrent l'article ; les autres sont sur ce site Web.