Quand l'art est-il véritablement de l'art ? Cette question passionne non seulement les philosophes et les experts en art, mais aussi les psychologues.
Récemment, j'ai visionné la série flamande Bevergem (2020). L'organisateur d'une fête de village prévoit un coup d'éclat : il emprunte un cochon tatoué à l'artiste Wim Delvoye. Mais l'animal finit accidentellement sur le barbecue. Les villageois savourent les "œuvres d'art", tandis que les agents d'entretien grattent les restes dans la poubelle. Delvoye en rit de bon cœur, transformant l'incident en "performance artistique".

Une parodie qui pourrait être réelle. Fin 2019, à Art Basel Miami, l'artiste italien Maurizio Cattelan colle une banane au mur avec du ruban adhésif, baptisée Comédien. Le buzz est immense. Un autre artiste la mange en performance. L'œuvre s'écoule finalement à 120 000 dollars.

La banane provoque la polémique. Une cinquantaine de femmes de ménage manifestent, furieuses qu'une simple banane vaille une fortune alors qu'elles peinent à nourrir leur famille.
Cette interrogation n'est pas nouvelle : Marcel Duchamp et son urinoir, Jan Fabre enveloppant les colonnes de l'auditorium de Gand de jambon, ou Arne Quinze et ses Rock Strangers à Ostende (visibles en couverture du nouveau Psyche&Brain).
Les philosophes et experts ne sont pas seuls : les psychologues apportent un éclairage précieux, comme dans le dossier dédié à l'art du nouveau Psyche&Brain.
Alerte spoiler : l'art pose des questions fondamentales ; sans cela, ce n'est plus de l'art.

Quand l'art est-il vraiment de l'art, du point de vue psychologique ? Découvrez-le dans le nouveau Psyche&Brain. Disponible dès le jeudi 1er octobre en kiosque ou à commander en ligne dans notre librairie de magazines.