Une analyse détaillée du crâne révèle que Homo floresiensis constitue une espèce humaine à part entière, distincte de Homo sapiens.

Analyse 3D géométrique : Homo floresiensis, une lignée humaine unique
Il y a dix ans, des scientifiques ont mis au jour un crâne humain exceptionnellement petit sur l'île indonésienne de Flores. Deux hypothèses principales expliquent l'origine de cet Homo floresiensis, surnommé "Homme de Flores", qui ne dépassait probablement pas un mètre de hauteur. Certains le considèrent comme un Homo sapiens atteint de microcéphalie, une anomalie entraînant un crâne anormalement petit due à un développement cérébral défectueux.
D'autres hypothèses soutiennent qu'il s'agit d'une espèce humaine distincte. Cette vision est désormais renforcée par une étude rigoureuse menée par des chercheurs de l'Institut Senckenberg de Francfort. Ils ont réalisé une analyse 3D géométrique précise du crâne, le comparant à celui d'individus modernes microcéphales et à des fossiles d'espèces humaines éteintes.
Si des similitudes existent avec les crânes humains modernes, les ressemblances avec les espèces disparues sont bien plus marquantes, notamment la forme allongée prononcée du crâne.
Si Homo floresiensis représente une espèce à part, cela implique qu'il y a environ 18 000 ans – âge estimé du crâne –, une autre lignée humaine coexistait avec Homo sapiens en Asie du Sud-Est. (adw)
[]