Les historiens de l'art le surnomment « le maître de l'épreuve ».

Frans Hals s'est éteint il y a exactement 350 ans, le 26 août 1674. Surnommé « le maître de l'épreuve » par les historiens de l'art, il fut l'un des plus grands maîtres néerlandais. Installé à Haarlem toute sa vie, il y naquit pourtant à Anvers.
Frans Hals voit le jour en 1582 ou 1583, fils d'un marchand de draps de Malines. Comme beaucoup de familles aisées du sud des Pays-Bas, les siens s'installent à Haarlem vers 1586, au cœur de l'Âge d'or néerlandais. Jusqu'en 1603, il est l'élève du Flamand exilé Carel van Mander. En 1616, il se rend à Anvers pour étudier les œuvres de Rubens et Van Dyck.
Au XVIIe siècle, les bourgeois prospères et confiants commandent des portraits reflétant leur statut social. Frans Hals excelle dans cette mission : il réalise à cinq reprises des milices civiques, capturant comme nul autre l'énergie collective des hommes armés. Le spectateur a l'impression de pénétrer dans la scène.
Contrairement à ses contemporains, Hals ne finit pas ses toiles avec une finition lisse : il les garde vivantes par des touches lâches, donnant mouvement et fidélité à ses modèles. Son influence perdure jusqu'au XIXe siècle, inspirant des impressionnistes comme Claude Monet, Gustave Courbet et Édouard Manet, venus à Haarlem pour l'admirer.
Marié deux fois, père de quinze enfants, Hals lutta toute sa vie contre les difficultés financières. Sa tombe se trouve sous le chœur de l'ancienne église Saint-Bavon à Haarlem. Les experts divergent sur le nombre exact d'œuvres survivantes.