Les Inuits du Groenland possèdent une combinaison génétique spécifique qui les rend résistants à un régime riche en graisses, essentiel dans un climat polaire extrême.

Une étude menée par des chercheurs de l’Université de Copenhague, publiée dans la revue Science, a analysé l’ADN d’environ 200 Inuits du Groenland. Ces individus présentent moins de 5 % d’ascendance européenne et ont été comparés à des populations d’Europe et de Chine.
Cette adaptation physique à une consommation élevée de graisses et de protéines est codée dans des gènes régulant la conversion des lipides, la production de cholestérol et le poids corporel.
L’équipe a identifié des gènes clés qui transforment les acides gras oméga-3 et oméga-6 (abondants dans les poissons gras) en acides gras insaturés sains. Cette sélection génétique remonte à une période antérieure à la traversée du détroit de Béring par les Amérindiens, reliant l’Asie à l’Amérique du Nord.
D’autres gènes protègent contre le stress oxydatif lié aux graisses, les cardiomyopathies et l’obésité due au stockage lipidique.
En somme, les Inuits sont dotés d’un ensemble génétique unique favorisant leur survie dans un environnement exigeant une alimentation hyperlipidique. (PdJ)