Chez les jeunes diamants mandarins, le chant est principalement traité dans l'hémisphère gauche, tout comme le langage chez les enfants.

Les jeunes enfants apprenant à parler activent principalement leur hémisphère gauche. De même, chez les jeunes diamants mandarins, le chant est traité de préférence dans cette zone cérébrale.
Cette découverte émane des travaux de Sanne Moorman et de son équipe de l'Université d'Utrecht, publiés cette semaine dans la revue PNAS. Les diamants mandarins imitent les chants de leurs parents et ne les maîtrisent parfaitement qu'après un entraînement intensif, un phénomène rare dans le règne animal où la plupart des sons sont innés.
L'apprentissage chez le jeune oiseau et le bébé humain s'accompagne d'une phase de babillage : les premiers essais d'imitation du chant paternel sont maladroits.
Les chercheurs ont identifié une analogie frappante : « Lorsque les jeunes diamants mandarins entendent le chant de leur père, l'hémisphère gauche domine. Ce n'est pas le cas avec un chant inconnu, similaire à la prédominance gauche observée chez les bébés de quelques mois écoutant la parole maternelle. »
Les raisons de cette latéralisation linguistique restent méconnues. Les scientifiques ambitionnent d'élucider ces mécanismes. Grâce à ce parallèle aviaire-humain, ils espèrent mieux comprendre et traiter les troubles du langage à l'avenir.