Une idée répandue attribue aux pigeons leurs exceptionnelles capacités de navigation aux cellules nerveuses riches en fer de leur bec. Faux, révèle une nouvelle étude publiée dans Nature.
Les chercheurs ont identifié ces cellules comme des macrophages, des globules blancs spécialisés.
Le bec des oiseaux abrite des milliers de ces cellules, chacune contenant des billes microscopiques de fer. Ces macrophages recyclent le fer des globules rouges et combattent les infections.
Selon les scientifiques britanniques et autrichiens, ces cellules ne participent pas à la navigation : elles ne génèrent pas de signaux électriques pour communiquer avec les neurones et influencer le comportement.
Il est donc erroné de penser que les pigeons utilisent ces cellules ferreuses de leur bec comme boussole interagissant avec le champ magnétique terrestre. Le mystère de leur orientation s'épaissit. (ks)
[]