Une exposition excessive aux rayons UV n'est pas seulement dangereuse pour les humains. Les plantes et les algues s'en protègent également, grâce à des mécanismes naturels.

Les plantes et algues disposent d'une défense innée contre les UV.
En 2011, une équipe de chercheurs suisses, français et américains a découvert que les cellules végétales possèdent un récepteur – une protéine sur la membrane cellulaire – qui produit un film protecteur sous une lumière UV intense. C'est comparable à l'application de crème solaire par les baigneurs. Les chloroplastes, usines énergétiques des plantes, risquent en effet de graves dommages en cas d'exposition excessive. Comme chez les humains et les animaux, les UV sont les principaux responsables.
La même équipe a récemment identifié une fonction similaire chez les algues unicellulaires, qui tirent leur énergie du soleil par photosynthèse. Au lieu d'un écran, leur récepteur dissipe l'excès d'UV sous forme de chaleur, en vibrant les molécules internes. Cette découverte porte sur Chlamydomonas reinhardtii, un organisme modèle en microbiologie.