Les restes fossiles comme les os ne sont pas indispensables pour étudier l'évolution humaine. Un simple échantillon de sol suffit à révéler notre histoire génétique.


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Dans de nombreuses grottes préhistoriques, les archéologues découvrent des outils mais rarement des restes humains, rendant difficile l'identification des occupants. Des chercheurs allemands ont développé une méthode innovante basée sur l'analyse génétique du sol.
Ils ont examiné 85 échantillons provenant de sept grottes en Belgique, Croatie, France, Russie et Espagne. Grâce à une analyse d'ADN environnemental, ils ont identifié l'ADN de douze mammifères, dont des espèces éteintes comme le mammouth laineux, le rhinocéros laineux, l'ours des cavernes et l'hyène des cavernes. Cet ADN, âgé de 14 000 à 550 000 ans, provient de fèces ou de tissus mous tels que la peau.
Une analyse plus ciblée de l'ADN mitochondrial – le génome des mitochondries cellulaires – a permis de détecter l'ADN d'hominidés préhistoriques et de cousins disparus comme les Denisoviens et les Néandertaliens. De l'ADN néandertalien a même été trouvé dans des grottes où ces hominidés n'avaient jamais vécu.