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Limiter le réchauffement climatique bien en dessous de 2°C – Partie 1 : Les défis du négationnisme climatique

En 2017, il semblait évident que le réchauffement climatique est réel et requiert une action urgente. Pourtant, certains dirigeants persistent dans le déni.

Limiter le réchauffement climatique bien en dessous de 2°C – Partie 1 : Les défis du négationnisme climatiqueLimiter le réchauffement climatique bien en dessous de 2°C – Partie 1 : Les défis du négationnisme climatiqueLimiter le réchauffement climatique bien en dessous de 2°C – Partie 1 : Les défis du négationnisme climatiqueLimiter le réchauffement climatique bien en dessous de 2°C – Partie 1 : Les défis du négationnisme climatiqueLimiter le réchauffement climatique bien en dessous de 2°C – Partie 1 : Les défis du négationnisme climatique

Depuis les travaux pionniers d'Arrhenius en 1896 sur l'effet du CO2 atmosphérique, la science confirme le lien entre ses concentrations croissantes et le réchauffement planétaire. En 1988, James Hansen a témoigné devant le Sénat américain : les températures mondiales augmentent, avec 99 % de certitude due au CO2. Le consensus scientifique ne cesse de se renforcer.

Donald Trump a annoncé le retrait des États-Unis de l'Accord de Paris. En Belgique, la ministre Marie-Christine Marghem (MR) a évoqué une renégociation des objectifs nationaux, proposition rapidement écartée.

Arrhenius a démontré en 1896 l'impact du CO2 sur le climat.

La Belgique peine à respecter ses engagements, mais les efforts globaux pour limiter le réchauffement à moins de 2°C exigent bien plus. Réviser à la baisse les objectifs, malgré les retards de Kyoto, trahit une faiblesse inacceptable.

Émissions de gaz à effet de serre par scénarios. Les engagements actuels (NDC) insuffisants pour l'Accord de Paris. Source : climateactiontracker.org/global.html

Politiques de Trump, Poutine ou Marghem s'éloignent de l'ambition de 1,5°C prônée par les pays en développement et intégrée à Paris. Cet objectif reste challenging : le budget carbone pour 1,5°C sera épuisé d'ici 4 ans aux taux actuels (40 GtCO2/an), et pour 2°C d'ici 20 ans. Une neutralité carbone d'ici 2030 est quasi impossible, d'où un objectif réaliste à 2°C, tout en reconnaissant ses risques : sécheresses, famines, extrêmes climatiques, et élévation marine à long terme menaçant la Flandre.

Budget carbone pour 66 % de chances de limiter à 1,5°C ou 2°C.

Les États-Unis et la Russie pèsent moins que la Chine en émissions, qui promet des réductions majeures. La pression citoyenne, des villes et entreprises pousse vers la durabilité, même sans Trump. La stabilisation des émissions mondiales depuis 2014 est encourageante. La clé : accélérer la transition vers une société neutre en carbone.

Agir dès maintenant est impératif.

Prochaine partie : comment limiter le réchauffement à 2°C (ou moins).

Ivan Janssens, Sara Vicca & Eric Struyf
Experts en écologie du changement global, Université d'Anvers.

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