Selon les scientifiques de la NASA, la sonde Voyager 1, lancée en 1977, a franchi une nouvelle frontière dans le système solaire.

La sonde Voyager 1, partie en 1977, explore désormais une région bien au-delà des orbites des planètes extérieures. Elle est caractérisée par un flux intense de particules chargées entrant et sortant rapidement du système solaire.
La question majeure de ces dernières années portait sur la position de Voyager par rapport à l'héliosphère, cette bulle protectrice où domine le vent solaire – un flux de particules chargées émanant du Soleil. Au-delà, l'influence des particules interstellaires, issues de l'espace entre les étoiles, prend le relais.
Les instruments de Voyager ont d'abord détecté des particules provenant de toutes les directions. Désormais, leurs trajectoires paraissent plus droites et nettes, suggérant une sortie de l'héliosphère. Pourtant, les mesures du champ magnétique contredisent cette hypothèse : sa direction reste inchangée. Les experts en concluent que la sonde se trouve dans une zone intermédiaire, toujours au sein de l'héliosphère, mais à la lisière. Ils prévoient une sortie définitive d'ici quelques années.
Lancées en 1977 pour étudier Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune, les sondes Voyager 1 et 2 continuent d'émettre des données précieuses. Voyager 1 détient le record de distance : 18,5 milliards de kilomètres de la Terre.
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