Sur Terre, une telle couche orange foncé à noire peut être formée par des micro-organismes, mais le vernis rocheux peut aussi avoir une origine non biologique.

Les roches martiennes pourraient être recouvertes d'une fine couche de "vernis rocheux", semblable à celle observée sur Terre, d'origine potentiellement biologique ou non.
Cette découverte est le fruit des travaux de Nina Lanza, chercheuse au Laboratoire national de Los Alamos. Grâce à l'instrument ChemCam embarqué sur le rover Curiosity de la NASA, des centaines d'impulsions laser sont tirées sur les roches martiennes, générant de minuscules nuages de vapeur. L'analyse de ces nuages révèle leur composition chimique.
En étudiant les nuages produits par les cinq premières impulsions laser, Nina Lanza a observé une composition remarkably constante, indépendamment du type de roche. Ce n'est qu'avec les impulsions suivantes que des différences émergent. Selon la scientifique, cela exclut une simple couche de poussière, qui se serait vaporisée dès la première impulsion. Ses résultats, présentés lors d'une conférence sur la recherche planétaire à The Woodlands (Texas), suggèrent un vernis rocheux d'origine encore indéterminée.