Réussir le sevrage des antidépresseurs n’est pas une tâche aisée, mais elle est tout à fait possible. La patience et un accompagnement médical sont essentiels.
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Selon des estimations fiables, jusqu’à la moitié des patients sous antidépresseurs depuis longtemps n’ont plus de justification médicale pour poursuivre le traitement. Pour s’en assurer, il est impératif d’arrêter sous supervision médicale stricte et d’observer les effets. Malheureusement, les recherches sur les meilleures méthodes de sevrage restent limitées.
De nombreux antidépresseurs créent une dépendance physique : le cerveau s’adapte à leur action sur les neurotransmetteurs et peine à fonctionner sans eux. Les experts recommandent une réduction progressive des doses pour permettre une réadaptation. Un arrêt brutal peut entraîner des symptômes de sevrage sévères, tels que vertiges, nausées, tremblements ou spasmes. Pour une prise courte (quelques semaines), le sevrage peut s’achever en un mois ; pour une consommation prolongée, il faut souvent plusieurs mois, voire plus d’un an.
Un rapport récent souligne que les symptômes de sevrage ressemblent souvent à ceux d’une rechute dépressive : morosité, insomnie, troubles de l’appétit. Beaucoup attribuent à tort leurs inconforts à une récidive. Une réduction plus lente atténue les effets de sevrage, mais pas ceux d’une vraie rechute.
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