Les femmes enceintes exposées aux particules fines (PM2,5) risquent davantage d'avoir un nouveau-né de faible poids à la naissance ou d'un périmètre crânien réduit.

Une méta-analyse de 14 études de cohorte dans 12 pays européens, portant sur plus de 74 000 femmes ayant accouché entre février 1994 et juin 2011, a évalué l'exposition aux PM2,5 au lieu de résidence et l'intensité du trafic routier dans un rayon de 100 mètres pendant la grossesse. Toutes ont été exposées à des concentrations de 10 à 30 µg/m³.
Un trafic dense et des PM2,5 (diamètre < 2,5 micromètres) augmentent ces risques. Pour chaque hausse de 5 µg/m³, le risque progresse de 18 %.
Si toutes les femmes avaient été exposées à 10 µg/m³ seulement, 22 % des cas de faible poids ou petit périmètre crânien auraient été évités, alors que la limite européenne annuelle est de 25 µg/m³.
Ces résultats appellent à des mesures politiques pour améliorer la qualité de l'air. Étude publiée dans The Lancet Respiratory Medicine (2020).
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