Les étudiants en médecine dépassent fréquemment les limites légales d'heures de travail durant leur internat. Plusieurs hôpitaux reconnaissent enfreindre la réglementation.

Les internes en sixième année d'études médicales à la KU Leuven effectuent souvent des horaires excessifs, comme le révèle le magazine étudiant Veto.
Sept étudiants témoignent anonymement de gardes aux urgences de 36 heures, de semaines à 85 heures, de refus de temps de récupération et de gestion autonome de services d'urgence avec une aide téléphonique seulement. Sous la pression de leurs maîtres de stage, qui les évaluent, ils déclarent des horaires réglementaires plutôt que réels. Cette surcharge affecte leur santé et la sécurité des patients, les médecins fatigués commettant plus d'erreurs.
Les hôpitaux contactés par Veto admettent les infractions. Certains étudiants acceptent ces charges pour "apprendre", tandis que les établissements invoquent le manque de médecins urgentistes et la nécessité de former les futurs praticiens à un rythme intense.
La ministre fédérale de la Santé, Laurette Onkelinx, renvoie la responsabilité aux universités. À la KU Leuven, Paul Herijgers, responsable des stages, explique que l'université ne peut contrôler les heures, tâche de l'inspection du travail. Il note toutefois qu'un stage de 48 heures hebdomadaires (moyenne légale) empêche d'atteindre les objectifs, surtout avec les heures de sommeil à l'hôpital comptabilisées. L'université conseille un "opting-out" pour 60 heures/semaine.
Depuis 2011, le maximum est de 60 heures/semaine (moyenne 48 heures avec compensation), 24 heures consécutives maximum suivies de 12 heures de récupération. Avant, aucune limite n'existait. (lg)
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