À l'UMC Groningen, les organes des donneurs sont désormais mieux conservés et leur qualité peut même s'améliorer. Cela contribue à l'augmentation du nombre de dons d'organes aux Pays-Bas et en Belgique.

À l'UMC Groningen, la nouvelle chambre de perfusion permet une conservation supérieure des organes de donneurs.
Traditionnellement, après leur prélèvement, les organes sont rincés avec un liquide froid et anoxique, puis stockés sur glace. Cette méthode stoppe presque complètement le métabolisme, permettant une survie sans oxygène. Cependant, la qualité des organes se dégrade durant le stockage, compromettant parfois leur fonctionnement post-transplantation.
Désormais, au centre de transplantation de l'UMC Groningen, la chambre de perfusion récemment mise en service traite jusqu'à quatre organes simultanément. Ces derniers sont perfusés en continu avec un liquide oxygéné et nutritif, maintenu à température contrôlée. Des années de recherche démontrent que cette technique non seulement préserve mieux les organes, mais en améliore aussi la qualité.
Par exemple, lors du décès du donneur, des substances inflammatoires peuvent causer un œdème pulmonaire, rendant les poumons impropres à la greffe malgré leur état initial sain. La perfusion mécanique élimine ce liquide, restaurant leur éligibilité. Ainsi, le nombre annuel de transplantations pulmonaires aux Pays-Bas (environ 70) pourrait augmenter de 10 à 20.
Depuis 2013, 26 greffes (poumons, reins, foies) ont été réalisées à l'UMCG avec des organes perfusés mécaniquement. Ces essais pilotes confirment l'efficacité pour les poumons œdémateux, désormais systématiquement traités en chambre de perfusion. Des recherches supplémentaires sont prévues pour les reins et le foie afin d'optimiser les résultats. (ev)
Dans Eos (n°7, 2014), nous avions publié un article détaillé sur le don d'organes. Téléchargez-le ici.