Vivre dans un environnement défavorisé accélère le vieillissement biologique de plus d'une décennie par rapport aux quartiers agréables.

Une étude menée par l'Université de Pittsburgh (États-Unis), en collaboration avec des scientifiques d'Amsterdam, révèle que les résidents de quartiers défavorisés vieillissent biologiquement plus vite.
Pour cette recherche, près de 3 000 Néerlandais ont été examinés. La qualité de leur cadre de vie a été évaluée en fonction de critères comme la pollution sonore et la peur du crime.
Les chercheurs se sont intéressés à l'impact cellulaire, en se focalisant sur les télomères : ces segments d'ADN aux extrémités des chromosomes raccourcissent à chaque division cellulaire. Un raccourcissement excessif est associé au vieillissement, accéléré par des facteurs de stress comme l'anxiété, la dépression ou des maladies graves.
Les résultats montrent des télomères significativement plus courts chez les personnes vivant dans des quartiers défavorisés, équivalant à un vieillissement biologique de 12 ans supplémentaire. Le stress chronique lié à la criminalité, au bruit et au vandalisme active probablement les cellules de manière persistante dans ces environnements socio-économiquement défavorisés.