Chez les animaux diurnes comme les humains, les plaies cutanées cicatrisent plus rapidement si elles surviennent le jour. L'inverse est observé chez les animaux nocturnes, tels que les souris, dont la peau se répare mieux la nuit. L'horloge biologique joue un rôle clé dans ce processus.

Des chercheurs britanniques ont confirmé ces observations en analysant les données de 118 patients gravement brûlés. Les brûlures survenues la nuit (entre 20 h et 8 h) ont nécessité en moyenne 28 jours pour cicatriser à 95 %, contre seulement 17 jours pour celles produites en journée.
La réparation tissulaire peut être favorisée en convaincant les cellules qu'il fait jour.
Les scientifiques ont identifié la raison : les cellules cutanées migrent plus vite vers la plaie en journée. Une activité accrue des protéines impliquées dans la motilité cellulaire, comme l'actine, a été observée. Dans les plaies diurnes, un dépôt plus important de collagène – principale protéine structurelle de la peau – persiste jusqu'à deux semaines après la lésion.
Ce phénomène est régi par l'horloge biologique interne des cellules, comme démontré in vitro. Ces découvertes ouvrent des perspectives thérapeutiques pour les brûlures : stimuler la réparation en simulant le jour (lumières nocturnes, médicaments chronomodulateurs) ou en adaptant l'administration des traitements à l'horloge circadienne.
Une cicatrisation rapide est essentielle pour prévenir les infections, éviter les plaies chroniques et minimiser les cicatrices.